La rose de Java de KESSEL

J’ai entendu parler de KESSEL par son livre phare : Le lion , que je n’ai toujours pas lu. Le hasard a fait que je suis tombée sur ce livre avant l’autre. Il était dans ma PAL donc pourquoi pas.

Synopsis :

1919, Extrême-Orient. Après avoir parcouru la moitié du monde pour servir en Sibérie, deux lieutenants aviateurs français regagnent leur patrie. Ils sont très jeunes, ardents à vivre vite et fort : alcool, jeu, rixes et femmes.
Ils embarquent à Kobé sur un vieux cargo hollandais, la Rose de Java, qui doit les mener à Shanghaï. Ils croyaient y trouver quelques jours de repos, mais ils découvrent à bord une jeune femme surnaturellement belle, séquestrée dans une cabine par un vieil Anglais. Qui est cette femme ? Et lequel des deux jeunes gens en fera sauvagement la conquête au péril de sa vie ?

Mon avis :

En premier lieu, je voyais cette lecture comme un plaisir. C’est un roman de voyage, se situant en Asie, où il semblerait que l’action soit partie prenante de la lecture.

L’écriture est bien menée. La plume de Kessel est bonne et enrichissante. L’histoire se passe principalement en huis clos sur un bateau où l’on va découvrir en profondeur les personnages hauts en couleur à première vue. Ceux-là même aurait pu devenir très exceptionnels et profonds, tellement ils sont singuliers les uns face aux autres. Ils ont tous quelque chose à dire ou à apporter.

Malheureusement, pour moi, la lecture est gâchée par le fait que l’un des principaux thèmes, si ce n’est l’histoire en elle-même, met en avant les femmes mais pas pour les bonnes raisons. Celles-ci ne semblent que des jouets dans les mains des hommes. Elles ne sont que les aimants qui obligent les « gentleman » à prendre position en elles, pour assouvir leurs pulsions sexuelles. Le personnage principal en devient tellement arrogant et presque sans pitié, que parfois je me demandais qu’elle en était la véritable raison. La seule réponse à cette question, dans le livre, est semble-t-il son jeune âge. Ce qui n’excuse pas tout, du moins pas totalement.

Cette oeuvre aurait pu être tellement plus intéressante, qu’elle me laisse sur ma fin. J’attends de lire Le lion, pour me fixer une idée sur ce grand académicien.

Petite anecdote : une librairie se situant à Paris s’appelle La rose de Java, elle est tenue par une personne qui a côtoyé Kessel tout le long de sa vie.

215 pages

Première édition : 1937
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s