Et on tuera tous les affreux de Boris VIAN

J’avais beaucoup aimé J’irai craché sur vos tombes, dans le sens où il sortait de l’ordinaire par rapport à ce que j’avais pu lire auparavant. Il y avait une telle violence dans son écrit, ce qui différait de L’arrache coeur, et son monde plein de poésie. Bref, je me disais que j’allais surement encore grincer des dents au vu du titre, ou rire jaune.

Synopsis :

Se réveiller tout nu dans une chambre de clinique, où l’on veut vous forcer à faire l’amour avec une très belle fille… L’aventure n’est pas banale. Surtout quand on s’appelle Rocky, que l’on est la coqueluche des demoiselles et qu’on voudrait se garder vierge jusqu’à vingt ans. Un homme assassiné dans une cabine téléphonique, des photos d’opérations chirurgicales abominables, des courses poursuites, des coups de poing, et, au désespoir de Rocky, des filles partout.

Mon avis :

Il est vrai que je m’attendais pas du tout à ce récit. Par rapport au résumé, je voyais plutôt un genre de TOOLE dans La Conjuration des Imbéciles : dans un style très cynique sur le monde moderne. J’avais pas tout à fait tort.

L’intrigue, car c’est ce qu’elle est, fait penser au genre policier. Les personnages sont sur la quête d’un professeur qui a enlevé un soir de fête le personnage principal qui s’est échappé d’une sorte de laboratoire, plein de filles. Certaine d’entre elles sont d’ailleurs portées disparues. Voila plus précisément, le résumé de l’histoire.

Je pense que la narration est bien menée. On suit les personnages dans leur enquête, qui se déroule avec une facilité déconcertante car la critique n’est pas dans le genre mais plutôt dans le point de vue de l’auteur. Les personnages sont stéréotypées, le cadre est celui de la rue avec quand même des strass et paillettes. « On est des garçons, donc on aime la bagarre ». Il me semble que Boris Vian a voulu durcir leur trait pour les rendre comiques car c’est ce qu’ils sont ou deviennent.

Ce que je retiens particulièrement, c’est la critique très moderne d’un livre écrit il y a plus de cinquante ans. Le centre même du récit est celui de la création génétique. Est-elle condamnable ou favorable pour l’homme. A découvrir.

Plutôt bonne lecture mais pas aussi bonne que J’irai cracher sur vos tombes.

220 pages

Date de parution : 1948
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